Conditions physiologiques et pathologiques des cellules épithéliales dans l'urine

Les cellules épithéliales, en raison de leur fonction et de leur métabolisme, se retrouvent généralement dans l'urine.

Normalement concentrée dans les urines leur présence à de faibles concentrations ne doit pas susciter d'inquiétude. Ce n'est qu'en cas de dépassement du seuil de 20 unités, qui est la valeur maximale autorisée, qu'il est nécessaire de procéder à des examens diagnostiques approfondis, principalement des tests de laboratoire, afin de déterminer la cause de cette anomalie.

 

Les cellules épithéliales

Qu'est-ce que les cellules épithéliales et où sont-elles situées

Initialement les cellules épithéliales jouent un role primordial pour l'organisme, chargée de l'assimilation de l'eau, des nutriments et des éléctrolytes. Les cellules épithéliales ont une contiguïté étroite, ce qui réduit l'espace intercellulaire et les rend coincées les unes contre les autres. On rencontre ainsi différents symptomes lorsqu'elles sont en trop grande quantité :

  • Une sensation de brûlure ponctuelle à la fin de la miction, avec sensation de vidange incomplète de la vessie
  • Douleur
  • Une sensation de poids lourd dans le bas de l'abdomen est souvent accompagnée d'une sensation sourde et persistante
  • Difficulté à à uriner
  • Besoin impérieux d'uriner sans pouvoir le faire
  • Emission de quantités minimes d'urine, accompagnée de douleurs.

Si vous présentez l'un des symptômes ci-dessus, il est bon de consulter votre médecin. Il vous recommandera des tests de diagnostic qui pourront vous aider à identifier la source du trouble.

 

Examens pendant la grossesse

La présence de cellules épithéliales pendant la grossesse ou avant le cycle menstruel est normale dans certaines limites.

Un examen complet des urines est nécessaire tous les mois pendant la grossesse pour déterminer l'état de santé de la femme. Parmi les différents résultats, il y a aussi l'analyse du sédiment, qui est effectuée au microscope, dans le but de détecter la présence éventuelle de cellules, comme des leucocytes, des érythrocytes ou des cellules épithéliales.

Si les cellules épithéliales présentes sont inférieures à 20 unités, la valeur se situe dans les paramètres physiologiques, mais si elle est supérieure, cela indique probablement la présence d'une UIB (infection urinaire basse), très fréquente pendant la gestation. Elle se situe avant le cycle menstruel.

Il est normal qu'une desquamation épithéliale se produise dans les tissus de l'appareil génital, et quelques cellules épithéliales sont présentes dans l'urine. Cela signifie qu'une analyse d'urine effectuée dans les premiers jours des menstruations n'est pas diagnostique.

 

Tests diagnostiques

Une analyse microscopique de l'urine permet de détecter d'éventuelles pathologies.

Après centrifugation, une analyse microscopique est effectuée pour déterminer si des cellules épithéliales sont présentes dans l'urine. En cas de valeurs élevées de cellules épithéliales, il est conseillé de procéder à une analyse microscopique de l'urine, afin de découvrir la présence d'éventuelles pathologies qui leur sont liées.

Ces examens sont effectués lorsque les symptômes qui ont été énumérés ci-dessus sont détectés.

 

Les remèdes

La thérapie peut être pharmacologique mais toujours accompagnée de remèdes naturels et d'un régime alimentaire approprié.

Les directives les plus récentes indiquent que certains aliments peuvent entraîner la présence de cellules épithéliales dans l'urine. Il s'agit notamment de la consommation excessive de chlorure de sodium, des aliments épicés, précuits ou frits, et l'alcool peut avoir un effet négatif sur le métabolisme des cellules.

Il est donc conseillé d'éliminer ces facteurs déclenchants en mettant en place un régime alimentaire approprié. En fonction de la cause qui provoque la présence de cellules épithéliales dans l'urine, il est nécessaire d'établir un schéma thérapeutique, qui peut utiliser des antibiotiques en cas d'inflammation des voies urinaires supérieures ou inférieures, des agents anti-inflammatoires pour atténuer les symptômes associés, éventuellement de la cortisone, à condition que toute thérapie soit recommandée par le médecin et ne soit pas absolument auto-prescrite.

Vous pouvez ajouter des remèdes phytothérapeutiques aux thérapies traditionnelles comme la canneberge.